Donibane

Music, sweet music....

Music is magic

Magic of these notes flying away

Getting lost in the winter sky

Be it Basque music, the blues or jazz

All is all about the blues singing away, crying away and laughing life away

Altogether saying life being what it is, huge quagmire, nevertheless so beautiful and worth its while that we all cling to it desperately

Sweet pipes, play on

Shakespeare once said

Let the music be....

 

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Bonne Année

Si j'étais une bonne fée, en fait je souhaiterais en être une, je ferais pleuvoir la sécurité, la santé et le bonheur sur tous... sans exiger l'impossible de mes semblables... Je détruirais l'argent, j'en ferais un immense feu en place publique. Les billets crépiteraient dans des gerbes d'étincelles et le métal fondrait en gouttes d'or et d'argent. la plus jolie des décos de Noël jamais créée. Plus d'argent, le paradis sur terre je distribuerais la bonne volonté et la joie à tous pour construire un monde meilleur dans le respect de notre planète bleue, si bleue.

Peace and Love, plus d'explosions terroristes, plus d'enfants qui pleurent d'effroi dans la nuit noire.

Voyons, Dieu, que je me permets de tutoyer aujourd'hui, est-ce si difficile ?

Plus de fin de vie traumatisante pour nos aînés, ni pour nous d'ailleurs.. et pourquoi pas plus de fin de vie du tout ? Baron Samedi reprends ta canne et remets ton chapeau haut-de-forme bien droit sur ta tête. L'heure est venue de partir, de prendre congé, le règne de la souffrance te des ténèbres est terminé... Erzulie te salue dans un éclat de rire poudré !

Monsieur le Président, c'est moi qui décrète aujourd'hui que l'égalité pour tous dans la joie la paix est la dignité n'est plus le privilège de quelques uns... même s'il s'agit d'une décision virtuelle...

Puisse cette pensée qui monte comme une bulle de savon dans l'azur vous aider à marcher en 2009 vers un idéal qui donne des ailes..

Happy New Year to all of you !

 

 

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No woman no cry...

"Everything's gonna be alright, sister, no shed no tears.."

Bob is singing as tears roll down my face...

I can't help thinking of the bygone days,

Those sunshines on the West Coast of Africa, those frozen twilights in England and the praying skeletal fingers of the winter vines of Pauillac.

I am definitely waiting with my luggage, just waiting on an unknown platform for a mysterious fast train bound for a virtual destination where you would be waiting for me under the porch. Slowly rocking and looking at a distant dot on the path, praying cigar rings, round ones, oval ones and eight shaped ones. Smoking away the old year and expecting the new one... hope, sweet hope, play on like an enchanted tune, the whispering of a sly snake, rocking you and me to a slumber.. into a rainbow mist.. let sleeping dogs lie, let bygone be bygone, live and let live or should it be live and let die. I don't know any more and I don't want to know. I am carried away by the waves of distant incantations you relentlessly sing to very old and traditional deities. Those who don't forgive men and women for their sins and mistakes. Those who demand human lives and souls in payment of mankind everlasting debt of foolishness...

And I stand in the cold gusts of wind sweeping the platform, hopelessly waiting with my luggage. I don't hold my children's hands like in a former dream of mine. I am wearing the same cloak which I am trying to gather tight around me with my frozen hands. Will this train ever come ?

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Je vole...

Maman, je vole,

Un long frisson parcourt le fuselage..

Tu flottes dans le matin froid,

Je te reconnais dans les vapeurs qui s'effilochent au dessus de la couverture de nuages,

Dans l'horizon argenté du soleil levant,

Une aurore boréale de paix surgit de cette aube hivernale , celle de ton âme dans le matin pâle.

Et ce petit appareil qui tremble de toute sa membrure,

Du bonheur de te savoir enfin apaisée

Par l'univers entier

Auprèsde tous les autres,

Qui nous ont quittés.

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Zen

Beyond the horizon the sky is so blue...

Just listening to Bob Dylan

Just like a leper, I feel no more pain.

I keep praying. Praying for Mum who is passing away.. to the other side.

Praying for my sister..

Praying for the younger ones

I have reached a stage of no more pain, no more suffering, no more joy, no more happiness either

I am in limbo

In limbo I am

Zen...

Zen...

Trying to accept the unacceptable

I am a wandering soul... for ever wandering, drifting... thanking God for the past happy hours.. and drifting.. drifting with the tiny hope of seeing the ones I love again.. in another world... another dimension. Inch Allah !

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Adieu Noitou

Aujourd'hui, le 26 novembre de l'année 2008, mon petit chat Noisette a quitté ce monde absurde.. après une longue maladie, dirait-on d'un être humain.

Ce furent quatorze ans d'une amitié et d'une fidélité sans faille... la main dans la patte, je dis toujours.

Depuis le jour où, minuscule, elle se lançait à l'ascension de mes jambes (heureusement que le jean était là !), en passant par les années de la grande maison de Pauillac et des courses folles dans le jardin avec le chat Léa et le chien Césare, la difficile période 2005 des larmes et des week-ends solitaires pour aboutir au cocon de l'appartement de Ciboure, Noisinette était là, à nos côtés, et sa présence feutrée nous apportait un réconfort infini et discret.

Le crabe lui avait rongé les poumons et elle ne respirait plus qu'avec d'immenses difficultés....Diurétiques, anti-inflammatoires, chimiothérapie et enfin ponctions hier... tout avait été fait pour lui assurer une fin de vie la moins pénible possible... pauvre petit chat... elle ne pouvait même plus ronronner et pourtant elle est partie en nous montrant son affection et sa reconnaissance... 

Elle ne souffre plus Dieu merci et elle attendra Maman dans la prairie ensoleillée. Je la vois, dans les hautes herbes et les fleurs, courir joyeusement après les papillons....c'est Pauillac là-haut... avec tout le monde, Mia, Black Box, Tom, Miou, Bibi et les autres animaux partis en reconnaissance.....

 J'ai vu s'éteindre les yeux d'or de Noitou lorsque sa petite grande âme s'est envolée. Mon modeste et doux compagnon tu me manques déjà....Le Roure du haut du ciel, me regarde en riant car il sait que Maman le rejoindra bientôt. Il a sa blouse grise et son béret des jours heureux et il gratte la tête de Noisette qui ronronne, grimpée sur la table où il garde les chutes de coton : "Il n'y aura pas grand monde à l'enterrement de Noitou !" dit-il. Mademoiselle Joly et son chat Kiki lui lancent un regard entendu..... 

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Petite Ame

Où vas-tu petite âme ? Pourquoi t'éloignes-tu de nous, inexorablement ? Tu te recroquevilles sur ton lit de douleur et tu te fais de plus en plus petite. Tu ne pèses pas plus lourd qu'une plume et les lainages si doux qui te recouvrent seront bientôt trop pesants.

Tu réponds à nos appels incessants par des signes de la tête, une pression de main aussi ténue que l'effleurement d'une aile d'oiseau, et lorsque tout devient trop lourd, tu fermes les yeux.

Tu ne peux pas dire le chagrin et l'angoisse qui t'engloutissent. Un gémissement, un léger froncement de sourcils et l'esquisse d'un sanglot, imperceptible ridule au coin de l'aile du nez.

Et nous sommes là, les yeux brillants, autour de toi... et moi je suis Giorgia la fille maudite.. et je suis venue te dire...je ne peux plus rien te dire sinon tenir ta pauvre petite main et prier...

Et je veux sortir de cet hopital pour pouvoir hurler mon désespoir.... griffer et mordre le ciel de novembre impuissante, comme un animal captif...et je me demande où est Dieu...

Petite âme, pars en paix . Ton souvenir brilleras comme l'étoile du berger a guidé les Rois Mages. Tu conduiras nos vies et ce sera ton éternité.

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Milagros

Il y a des petits miracles qui se font tout petits, minuscules, intangibles mais qui sont là... pour dire que l'espoir est de retour, l'appétit, les conversations, les échanges....

Milagros, milagros pequenos.....

Merci, thank you, milesker la Dame de Massabielle...........que dire d'autre devant tant de témoignages.......

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La Dame de Massabielle

Espoir insensé... prière à la Dame de Massabielle....

Un café au lait, une crème au chocolat, quelques paroles réconfortantes.. . L'appétit qui revient et l'envie de parler, c'est la vie. Je me prends à penser, sinon à croire, que quelquepart, Quelqu'un, pourrait rendre à Douce la force qui l'a quittée.

- "Lève-toi et marche !" avait dit Jésus au paralytique.

Cette histoire des temps bibliques ne pourrait-elle pas se reproduire ?

Comme en ce temps-là, lorsque les péchés de Marie-Madeleine lui ont été pardonnés, lorsque Lazare s'est levé de son grabat, lorsque le pain et les poissons se sont multipliés pour nourrir la foule affamée et que les jarres des Noces de Cana se sont remplies de vin....   aujourd'hui, en ces temps si sombres où les repères se sont perdus, où les descendants des premiers hommes ont accumulé les offences... n'y aurait-il pas de place pour un tout petit miracle, pour une toute petite mais si grande personne allongée sur son lit de malheur sinon de souffrance.

Aujourd'hui, moi, grande pécheresse devant l'Eternel, j'ose lui demander l'impossible en priant la Dame de Massabielle que Bernadette disait si miséricordieuse...

- Douce, lève-toi et marche !

C'est du pur délire et ce n'est pas dans l'ordre des choses, mais, à bien réfléchir, y-a-t-il un "ordre des choses" pour taire inexorablement les espoirs les plus fous ? 

Pourquoi Dieu prêterait-il attention à Cendrillon, à quatre pattes devant l'âtre, ramassant les débris des bûches qui éclatent dans le foyer qui s'éteint ? 

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Twinkle twinkle little star.....

Brille, scintille, petite étoile... je me demande où tu es...

J'ai reconnu tes yeux, et dans tes yeux j'ai lu tant de choses non dites, ta joie de nous voir tous, ton amour sans limite et aussi ton effroi, ta peur du grand vide.. ce n'était pas un appel au secours mais juste un message, l'espace d'une fraction de seconde. Tu dis les choses avec le velours de tes yeux, à pas feutrés comme un chat délicat. "Ne pleurez pas mes enfants, je n'ai pas mal"

"Timelou, lamelou.. chantez avec moi mes enfants, je veux entendre vos voix, celles de la vie de la gaieté et de l'amour... " Comment est-ce possible alors que nous sommes sur un champ de bataille et que le seul appel que silencieusement nous hurlons est "Maman!" ? Toutes les cinq, à l'unisson, comme des oiseaux hors du nid !

Les noirs savent chanter la tristesse profonde. Nous sommes anéanties et nous ne pouvons pas chanter. Je vais demander à Mahalia de te transporter sur sa voix de velours, jusqu'à la plus haute pièce, "the upper room where Jesus is".

Nous resterons sur le quai à te regarder partir, légère, sans souffrance, auréolée de lumière dans l'arc en ciel de nos sourires dans un rideau de larmes.

Nous ne pouvons pas être gaies.

J'ai peur que le 30 septembre, on vienne te chercher, ce n'est pas Baron Samedi, non, il te ferait peur, mais c'est le Roure, dans son plus beau costume, son costume gris des jours de fête qui te tendra la main . Il te dira : "Tu en as mis du temps à quitter les filles. Raconte.. j'ai besoin de t'entendre dire le bonheur même si d'ici, je sais tout."

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Pax

Je dois faire la paix avec l'automne, la lumière qui s'auréole de brouillard, le soleil qui descend, les jaunes et les roux qui envahissent la nature.

Ainsi va la vie, "you know what I mean, jelly bean!"

Je range tout dans une malle et j'entoure chaque souvenir dans un batik indigo qui fleure bon le camphre comme les nappes de dentelles surannées, les moires chatoyantes, les renards argentés de Tante Jeanne, comme les pagnes de Mama.

L'enfance des filles, la chaude Afrique, Londres, la maison de Doudouce et son halo de cire et de propreté, Pauillac et sur la lande, ton sourire éclatant...

Il faut dire adieu à tout ça maintenant...  la roue tourne et le temps égrenne les secondes une à une...

Lumière, reste, je ne veux pas que tu t'éteignes..

Combien ce voeux est dérisoire dans le grand tout qui ne renvoie aucun écho.

Vertige métaphysique, larmes qui s'écrasent sur le bois du bureau comme une pluie d'orage, mots d'autrefois qui tournent et se heurtent aux murs avant de s'envoler par la fenêtre ouverte et d'être avalés par les hurlements des scooters et le ronronnement des voitures dans la rue ...

 

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Le puits

Le grand âge est un puits d'où l'eau s'évapore et se retire au tréfond des êtres. Que reste-t-il de nous quand tout est parti ?

 

Le souvenir, des actions que l'on mène comme si l'on était encore guidés.

 

De pauvres mots, si ordinaires, surgis du temps : "Fais attention ! Ne prends pas froid ! Travaille !", surgis du temps, qui effleuraient nos têtes blondes, les agaçaient même, et qui aujourd'hui, prennent toute leur dimension d'amour.

 

Les absents demeurent, par bribes, une ébauche de sourire, un regard une larme au coin de l'oeil, un geste familier, la forme d'une main, une démarche, une toux, qui nous reviennent au détour des journées.

 

Le courage d'avancer pour ceux qui restent, malgré les adieux de ceux qui s'éloignent sur le pont du navire.

 

Il est un temple hindou où le mot absence a été rayé de l'inscription rupestre car aucun mot ne peut exprimer ce vide....

 

 

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Gone to the dogs...

Gone to the dogs...

Gone to the cats...

Gone with the wind...

Gone down the drain...

Gone... gone... gone... for whom the bells toll... in my head...

Just one of these days or one of those days...

When nothing is easy....

Just feel like calling Erzulie...

To my rescue...

Or Baron Saturday to my doom.

Just one of these days

When nothing goes straight.

Humdrum in my head.

A thousand bumblebees....

Hush ! Hush !

Sweet music play on...

King piano and sweet clarinet, deep saxo

Rock me... rock me...

Swing me away from trouble...

Sweet pipes... play the untold on...

Play, play, pay on.. until my energy comes back, until I bury the untold..

And find some strength...

To carry on...

Sweet music... play me on to salvation.

 

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Twilight

Why !

Twilight comes, at the end of each day.

Its darkness crawls at the end of a rainy day.

It slowly descends and dims daylight away, and before one realises, night has spread its aura over us.

It bursts in a glowing sunset before the ocean swallows the last spark of daylight.

No day chooses its twilight.

Twilight is the dimming of any soul, of any intelligence, into the deep slumber of night.

The brightest soul is glued into twilight before being swallowed by the depth of night.

My favourite time is dawn.

Midday comes next

but the way I hate twilight is in my guts because I fear these last seconds of light before nightfall.

I hate this melting pot threatening all of us deep into the night.

I hate disappearing into darkness

But what I loathe most

Is watching loved ones being trapped in twilight

and not being able to reverse the process of this whole devilish machinary.

I simply have one question.

God, where are you when the sun goes down for each and every single one of us ?

 

Pourquoi !

Le crépuscule descend au bout de chaque jour,

Son ombre rampe le soir d'un jour pluvieux

Doucement il descend et étouffe la lumière du jour et avant que l'on s'en rende compte il étend son aura sur nous tous.

Ou il éclate en un coucher de soleil flamboyant avant que l'océan n'engloutisse la dernière étincelle de jour.

Aucun jour ne choisit son crépuscule.

Il éteint toute âme, toute intelligence dans le grand sommeil de la nuit.

Je préfère de loin l'aube,

Puis midi

Mais ma haine du crépuscule est viscérale comme la peur de ces dernières secondes avant la tombée de la nuit

Je déteste disparaître dans les ténèbres,

mais ce que je hais le plus est d'assister, impuissante à l'engloutissement des personnes aimées par le crépuscule,

et de ne pas pouvoir renverser la vapeur de cette machine démoniaque.

Je n'ai qu'une question.

Dieu, où es-tu lorsque le crépuscule nous engloutit inexorablement, un a un ?

 

 

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L'Anthurium

Un rai de soleil où danse une myriade de poussières descend sur la vasque vernie noir et auréole chacune des délicates fleurs d'un rose intangible, le feuillage s'étire gracieusement comme autant de mains tendues autour de cette lumière.

Bon anniversaire rayonne l'anthurium dans le coin de la baie vitrée du salon.

Nous n'avions pas trouvé à l'époque, l'idée de capturer par une photo ces instants éphémères.

Celui-ci reste profondément ancré dans ma mémoire et surgit systématiquement au détour des 28 juillets,

comme tous les pots de géranium des 28 juillets de mon enfance qui trônaient sur la table du déjeuner de La Rone.

Un gôut de champagne me revient avec la fraîcheur des bulles qui se précipitent et éclatent à la surface de la flûte aspergeant mon visage de gouttes de bonheur...

 Bon anniversaire.... bon anniversaire....

Un immense merci pour toutes les attentions qui ont jalonné toutes ces années, pour toutes les jolies cartes qui ont atterri, tels des papillons porteurs d'amour et de bonheur, dans ma boîte au lettre ou dans mes livres....

Longue vie aux anniversaires, aux Noëls, à toutes ces fêtes lumineuses...................

 

 

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