Baron Samedi
Erzulie, toi qui me protèges, que le Baron Samedi de vienne me chercher dans mon sommeil. Je ne veux pas l'attendre, je ne veux pas le savoir, je ne veux pas dire au revoir ni adieu. Qu'il vienne la nuit, je ne veux pas me préparer. Son heure sera la mienne lorsqu'il me tendra la main, dans son costume de Jazzman. je connais par ceur le sentiment de désolation qu'apporte sa visite et j'entends le vent hululer sur la Lande. Je n'ai pas peur, alors, qu'il n'oublie pas la musique, la douce clarinette de Moon River, du ragtime, Scott Joplin sur un C7 yamaha, le Requiem de Mozart, tous les alleluias du monde et surtout dans le lointain, les Big Drums. Au moins si je n'ai pas le choix, que je parte "in style". Je veux pouvoir lui tendre la main et chercher dans la cohorte des âmes qui l'accompagne des regards chers.
Je suis à la recherche de l'éternité dans le souvenir, peut-on retrouver ce qui n'est plus ?
Qui sui-je, Erzulie pour dicter mes volontés au Baron Samedi ? Un grain de sable de la plage ?
Personne n'échappe à sa grande main tendue.
Mais quand pour moi le vent de la lande se lévera, je ne veux pas être de noir vêtue, apprêtée. Je le suivrai dans mon boubou africain étonnée et sans crainte.Par Donibane, Lundi 29 Mai 2006 à 15:43 GMT+2 dans Divers (article, RSS)



