Donibane

Errance

Nous sommes des hirondelles de cheminées....
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Je suis une hirondelle de cheminée qui talliade de ses longues ailes le ciel d'été. Jamais posée,
Les nids sont douillets, les petits y grandissent et s'élancent un jour dans le soleil, à tire d'ailes.
Les nids sont détruits, par les maisons qui s'écroulent,
mais toujours, il y a dautres nids, ailleurs, Il y a toujours un ailleurs,
et toujours il y a d'autres printemps, d'autres hivers

Résonne à l'infini
L'écho des conversations autour des tables rondes, carrées, rectangulaires qui ont jalonné ma vie,
Souvenir des traversins, des oreillers, des matelas où l'on s'oublie les soirs de grande fatigue, quand la lassitude s'enfuit par les orteils,
Passent l'ombre des visages, l'éclair des sourires, des regards, l'austérité des masques de guerre,
Restent l'empreinte des mains qui m'ont guidées et le souvenir des menottes que j'ai tenues sur la piste.
Tous ces trésors dans le balluchon multicolore de l'errance, dans ce kaléidoscope qui m'entraîne dans sa mouvance, sur la piste poussièreuse....

Le port n'est pas le destin d'un navire
Le choc du ressac sur la grève, la soif inassouvie du grand large
L'appel des Grandes Migrations.... Je suis une hirondelle de cheminée.

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