Donibane

Je n'ai pas su......

Je n'ai pas su continuer......
Envers et contre tout...
J'avais l'énergie d'un fleuve, j'entraînais tout et tous à ma suite....j'avais le calme et la puissance des eaux du Mekong ou du Mississippi....

Un jour, ce fut la grande sécheresse, les berges du grand fleuve se sont dépeuplées et au fond de son lit, des cailloux.

Et alors ce fut l'incendie de la révolte.
Et j'ai brûlé ce que j'aimais le plus
J'ai détruit ce que j'avais construit.

Ce qui surgit de la terre brûlée, de la destruction, de l'apocalypse, c'est un gigantesque point d'interrogation, un goût d'inachevé, une envie animale de hurler à la mort.. et comme il n'y a aucune réponse au fond du ciel, dans le gris de l'océan, on finit comme un vieux chien, en rond sur sa couverture, à soupirer, la tête entre les pattes.



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Vos commentaires

1 Le Mardi 17 Octobre 2006 à 23:40 GMT+2, par duchess

très beau , nostalgie, concevable pas de destruction de l'indestructible, la vie va enfants, petit fils jailli de la lumière
Je sais le vieux puits et la maison détruite , on porte sa vie au fond de soi et la lumière est toujours là, les sources vives affleurent, la force de cultures brassées, de crépuscules et d'aurores advenus et à venir
peut être garder l'écume des jours et la célébration des jadis oublier la destruction

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