Pensée indigo
Le bonheur n'est pas un état permanent.
Il y a des îles paradisiaques, clairsemées sur l'océan de la vie, certaines, parfois, lorsque l'on a de la chance, sont aussi étendues que l'Australie, de véritables continents.
Certains bonheurs vivent ce que durent les roses et passent en laissant derrière eux cette senteur délicate et surannée des fleurs séchées.
Il y a les feux de paille, brefs, éclatants et auréolés de chaleur.
Chaque bonheur doit être vécu intensément dans sa précarité.
Le malheur, lui, est sombre et parsème lui aussi l'océan de la vie de ses terres volcaniques en ravageant tout sur le passage de ses coulées de lave meurtrières.
Entre les deux , les zones de dolldrums, où chaque jour se ressemble, quand rien ne se passe, lorsqu'aucun souffle d'air ne vient gonfler la voile...
Le marin, dans son hamac, rêve de son île...
mais le bonheur n'est pas un droit, ni un état permanent...
Par Donibane, Lundi 7 Juillet 2008 à 12:02 GMT+2 dans Divers (article, RSS)



