Donibane

RN 117

Peyrehorade-Bayonne... roule la petite voiture parmis les feuilles qui tourbillonnent dans le soleil et le vent comme autant de Louis d'or.

Dix minutes de pur bonheur !

 

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La Toussaint....Saint Martial... Saint Félix..... et les autres.........

Nouveau calque

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L'odeur des sapinettes et la chaleur du soleil...

Je ferme les yeux sur cette magnifique journée d'été et je retrouve l'odeur des sapinettes et la chaleur du soleil sur la terrasse de la maison de Pauillac.. le chien Césare est allongé sur les dalles chaudes avec ses amis les chats Léa et Noisette. Des grands volets entrebaillés s'échappe une foule de notes de piano qui se précipitent vers la liberté de l'azur du ciel, comme les enfants après la journée à l'école.

Douce fait la sieste à l'étage, et tu dois être à l'un de tes stages, je ne sais plus lequel... les filles sont sorties se promener sans Julie qui joue du piano.

Et moi je suis assise, sur l'une des six chaises de jardin... en attendant le soir....soir-barbecue, soir-télé, soir-vélo,soir conversations sous la lune....

J'attends le crépuscule. 

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Romeo and Juliet/Tristan and Iseult

No music, no noise nothing but silence.... only the waves rocking time away...

I miss you, I miss you.....

Part of me you are, part of you I am

It will always be so

 

I want you to know

 

 

Wherever you are.... every night I think of you..

I say  hello to you every morning...

Eeryday God makes it will be so..

And I eventually, I will pass out... because I have been waiting, waiting .. for you.. and I never lose hope of just seeing you again someday... somewhere.... where... ? This is how it is beyond things done and said and believed to be the Truth. 

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Second Life

I have been roaming around the fantastic territories of Second Life for some weeks now.
I have visited towns, residential areas, busy casinos, wild dance floors, shopping centers.
No doubt this game is a replica of Real Life... with the infinite possibility of stretching the limits of what is considered politically correct in Real Life.
Avatars have a life of their own, they tend to fulfill the needs for violence, agression,destruction, and love, tenderness,, a need for socializing in a society where nobody has any time...
They also fulfil the desire for beauty and perfection...  there are no, cripples, no old, fat, ill or ugly avatars.... only ugly souls who feel like letting steam out ... here and there...  and the wonderful teleportation facility which allows you to either get away from a tricky situation or join a friend in some paradise....
All the devils of RL are let loose in SL... the power of money, capitalism... but it is easy and painless to remain a tramp in SL...
The ideas of having a drink, smoking a joint and all the pleasures of life are there... with only one side effect... the feeling of having shared a cool drink.. and still feel thirsty..
Friendship is also another special state which can stem from SL on the condition you keep a certain respect for avatars because inside each superman or superwoman avatar lies a real soul. Trespassing the limits of violence or decency in SL echoes through a human soul somewhere and cannot be done with impunity.
SL is definitely not a game or a child's world. It is a place where exchanges of all kinds take place, remote but so closely linked to the real soul that they have to be handled with care.
There is nothing so pleasant as sharing experiences with a SL friend, despite the time zones, around a cool cocktail....alchemy also works on SL and one can become quite close to some friends... the problem is that limits between reality and dream are very hazy and both worlds interfere just like waves... and you wish someone goodnight as you go on with your day's work, on the other side of the globe, anti-clockwise and upside down.
And I dedicate this to a special Australian friend.

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1974

C'était le temps de l'ineffable Jacques Martin, que je redécouvre sur Melody et qui me rappelle, les deux étages à monter de l'escalier de bois du 25 avenue Thurel et cette odeur de propre... de cire... que je n'ai retrouvé nulle part ailleurs qu'au 25, avenue Thurel, la maison de Doudouce, qu'à l'époque je croyais éternelle, ce havre de paix, ce port d'attache . Mon adresse ? 25 avenue Thurel à Lons le Saunier. Ils arrivaient de partout, de tous les coins de France et de Navarre? Van Dantzig, professeur d'histoire hollandais basé à Accra, en bus Wolswagen un beau jour repère maman qui rentrait du travail... "Comme vous lui ressemblez !"........ Bon voilà. Il est toujours dans ma mémoire tel le compteur EDF, avec ses odeurs, ses valeurs... le 25 avenue Thurel. Valeurs, valeurs, suis-je un "shrine" ambulant... l'autel des Dieux Lares, qui trônait dans chaque maison romaine ? Tous se souviennent, Julie, Anne Lalie, tous se souviennent de la Maison de Doudouce... Bless her soul!!!! Erzulie, Ezili, Legba tous les Loas possibles et imaginables, puissiez-vous ressuciter La Maison De Doudouce....??? ailleurs que dans ma tête qui éclate...............

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The Baron again.....

I have to write about The Baron again.
I saw him in my dreams a few days ago and I cannot forget about his awsome figure.
The Baron is Evil and he stands for Death and the bad side of everyone.
He stands for regrets and makes sure he reminds you of all the sweet memories of life to tell you how time flies.
He reminds you he stands right behind you... just ticking... like a power meter....
He is surrounded by an aura of ice and fire and both sensations are beyond the human mind.
I have to keep away from his path and forget him.
Bright Erzulie will come to me and shine The Baron out.
Ezili Danto the fighter
Ezili Freda with her aura of light
La Grande Ezili who often cries over the misery of the world.
Voodoo is a frightening adventure I have brought from the heart of West Africa.
No need to see the rooster's head roll in the dust... there is no need for spilled blood.... it stays in your heart with the echo of the Big Drums... and it hits you unexpectedly just like a fit of malaria or a freak wave and leaves you all weak and shaken.
There is no cure...





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Baron Saturday

Baron Saturday,
I have seen you in my dreams.
You tell me to come to  the evergreen land of Music.
I know you are a liar.


and happiness lies here with my friend.
Why do you want me to follow you through the paths of darkness.
I will not obey your daft orders.
My time has not come yet.

You are not my favourite Loa.
You are dark and I fear your icy aura.
I do not understand your lude jokes.
Baron Saturday, I have lost my family and my soul lies somewhere among the stars, over the ocean where what is left of my life lies too, here next to the Atlantic ocean, in the Basque country.

There is music love and freedom and my true friend will stand by me.

Baron my time hasn't come yet.
Let me live and look after my folks.

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Ain't talking, just walking

Les gouttes de pluie s'écrasent sur la paroi de l'aquarium.
Il fait gris gris gris.
Les voitures passent en bruissant sur la rue mouillée.
Le bruit des moteurs est le seul témoin de vie dans la rue déserte.
Il pleut sur Ciboure.
Léa le Chat, perchée sur le petit bureau de bois blanc me regarde de son oeil d'or interrogateur.
Léa, j'hiberne aujourd'hui.
Je vais aller me précipiter sous la douche brûlante et m'enterrer dans la correction des copies de mes élèves.
Non, Léa, je ne raconte rien aujourd'hui.
Peut être un autre jour.
"Ain't talking, just walking...." (Bob Dylan)

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Soul Limbo



Ma maison, j'aère ton souvenir.
J'ouvre les fenêtres et les portes.
Je fais un ménage virtuel des meubles, des sols, les kilomètres de carrelage!
Notre chambre basque, les bureaux de Londres, et celui de Papa, avec une attention particulière pour le grand piano de Julie, sous son drap bleu nuit.
"Objets inanimés, avez vous donc une âme qui s'attache à la nôtre et la force d'aimer ?".
Je n'entendrai plus résonner les accords du grand C7 Yamaha ailleurs que dans ma mémoire.
C'est ma tête qui conserve les souvenirs, qui les entretient et les ressort en certaines occasions de solitude, de recueillement. Ces Toussaints de ma mémoire sur ce qui était mon univers se réveillent parfois comme des loups garous sous la pleine lune, exigeantes et tyranniques et immortalisent ce qui a été sur un fond de douleur permanente et sourde.

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La Maison sur la lande....

C'est comme le tocsin virtuel d'une cité engloutie....

Il était une fois...
La haute silhouette de la Maison sur la lande... dans le soleil... dans la nuit et le brouillard.....
Le bruit de la chaine contre la grille qui s'ouvrait... le reflet jaune des phares des arrivants et les deux yeux rouges de ceux qui s'en allaient.....
Les courses folles sur les graviers en S de l'allée, pour ouvrir, refermer, sortir les poubelles....
Les silhouettes des vélos qui fasaient la course sur la dernière ligne droite avant la grille, derrrière la fumée du barbecue, de mon poste d'observation près de la porte de la cuisine...
Les appels de bienvenue, les signes de reconnaisance.....
L'Arnaque de Scott Joplin... Feux d'Artifice de Debussy.....
C'est un film qui passe et repasse en boucle....
Avec le générique des acteurs disparus.

Ce décor reste en moi bien planté.
Comme s'il ne s'agissait que d'un au revoir.

Les enfants ont grandi, et la vigne a envahi la Lande.

Même si la lune luit sut l'étang et même si la chouette hulule dans la nuit....
Même si les bruits de la route couvrent comme autrefois le chant des crapauds... comme avant.

C'est bien un adieu qu'il faut dire à notre autrefois.

Bagdad Café. "I'm calling you.......3

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Etoiles de l'Est.....

Il faisait un froid sec et piquant sur la petite place de Lons-le-Saunier. Les guirlandes clignotaient Noël sur la façade du café. Deux rennes lumineux dominaient la foule des enfants... venus pour voir LE PERE NOEL.
Nous étions en ville tous les cinq pour acheter des bricoles de dernière minute.
C'était devant la Maison du Tourisme.
Je tenais la petite main de Julie. Anne et Nathalie ne devaient pas être très loin....
Vive le vent.... grésillaient les hauts-parleurs aigrelets....
La voute céleste bleu ultramarine clignotait aussi de toutes ses étoiles.....
Je me suis dit, l'espace d'un instant, que j'étais bien, que nous étions biens, que c'était bien.
Et le bonheur à cette époque avait à mes yeux une permanence, une solidité et une pérénnité sans faille.
Il fallait aussi aller donner une pièce à l'Ange Qui dit Merci de la crèche à l'Eglise des Cordeliers et nous serions de retour après notre sainte visite dans le cocon de Noël de la maison de Doudouce.
Nous ne pensions pas à faire de prière spéciale....
Il n'y avait pas de raison pour que ce bonheur s'éteigne....
C'était tous les ans une grande paix et une douceur sans limites....
Nous sommes passés de l'autre côté du bonheur sans même nous en rendre compte...
Nous nous sommes perdus...
J'ai lâché vos mains, la tienne, celles des filles....

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We shall overcome....

La voix de Joan Baez.
We shall overcome...
Martin Luther King...
L'esclavage n'est plus et ne doit plus être....
Les premiers esclaves étaient blancs : indentured servants.. asservis pour dix ans ou plus au service d'un maître qui leur offrait la traversée vers le Nouveau Monde... au bout de ce temps, ils mouraient vaincus par les fièvres palustres ou par  l'épuisement...
Les survivants restaient sur place... pourquoi partir ? Où aller ? Comment faire.?.
Puis il y eut les noirs. Ils étaient plus resistants au climat de la Louisiane, ils étaient sans défense, apeurés, cassés, séparés de leur proches.... comment pouvait-on prendre en pitié ces êtres, noirs comme le péché, comme le diable, l'enfer... ?
Dans le sud profond des Etats Unis, elle a chanté ces arbres et leurs fruits étranges ,
Le droit de vie ou de mort sur les êtres vivants, sur nos pairs....
Non, l'esclavage ne doit plus être.....
Rien ne peut asservir un être humain.
Aucun de ses semblables.....
Et encore moins l'argent... dégradante servitude......
On n'achète pas une famille, un amour, une amitié, une âme ou la paix de la sienne....
L'argent, thésaurisé, amassé, empilé, compté et recompté par les pattes crochues de milliers de gnomes, c'est quoi ? Personne ne l'emporte lorsque Baron Samedi tend sa grande main noire.
Lui, dans toute sa puissance ténébreuse, n'attend qu'une chose, la main de son semblable pour le guider là d'où personne ne revient..... dans un éclat de rire, de toutes ses dents, car pour lui, ce n'est qu'une vaste farce.....

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Trinquete

Il est un endroit à Behobia (Irun, frontière espagnole) où le temps s'est arrêté.
C'est un petit bar basque.
Les poutres de bois arborent les symboles, le soleil. Patxi le patron a décoré le bar et scintillent les guirlandes, l'or, l'argent et le feu sur le fer forgé des lustres. Cachent la misère des ampoules économiques ces paillettes de Noël.... C'est Noël !!!
Ernest Hemingway est présent avec sa casquette,  sa barbe,  son blouson et son jean du temps de "For whom the bell tolls". De toute façon Hemingway revient toutes les semaines hanter les lieux de ses amours, son Espagne des bullfights, de ses frasques, et tous les samedis il s'alcoolise, sur son tabouret, comme au bon vieux temps. Ses copains ne sont pas au rendez-vous et c'est peut-être celà qui lui donne son air mélancolique, son air d'être descendu sur une autre planète... Ce soir Don Quichotte manquait à l'appel. Etait-t-il avec sa Dulcinée ? D'habitude, il est là au bar, avec sa silhouette longue comme un jour sans pain et ses yeux de noyé... Absent aussi ce soir, ce supporter qui braille à qui veut bien l'entendre la chanson d'un vieux grand match  "Argentina va a salir campion !" Il manque aussi Manitas de Plata aves son regard fuyant et son sourire doré et canaile.
Au delà de tout, le barman, Nestor mélange des cocktails diaboliques à l'intention des clients fidèles ; jaunes redoutables, rouges mortels et bien d'autres couleurs encore...léthales. Et il lit son journal, loin de ce monde surnaturel. Des criailleries montent régulièrement de la table où les aitatxis dans tous leurs états,  jouent aux mouches.

Au restaurant c'est Noël.
Un petit chat tigré, deux ans au plus  partage l'euphorie de sa mère et d'une amie.
Deux homos britanniques se battent avec les pages du menu avant de commander au petit bonheur la chance ce qu'ils n'ont jamais, jamais, mangé.
Une table de landais enrage sa vie et empoisonne celle des autres clients .
Deux amoureux ignorent le bruit ambiant. Naturellement, la femme est une chatte angora, ébourriffée.
C'est un endroit, caché au bord de la Bidassoa.
Toi, voyageur égaré, pelerin épuisé, arrête-toi au Trinquete et retrouve le temps perdu...............

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Stand by your man.....


Je me souviens de cet hiver là, lorsque la chaudière avait cessé de fonctionner, qu'il était cloué au lit dans le bureau par sa jambe blessée et que nous dormions autour de la cheminée, comme dans la grande pièce d'un donjon moyennageux, bêtes et gens sous les couvertures empilées pour garder la chaleur.

Cendrillon, je ravivais le feu deux fois par jour et je tenais allumés deux réchauds à alcool... et j'espérais... qu'il retrouverait l'usage de sa jambe... qu'il redeviendrait comme avant l'accident... comme avant.....

Un soir, la douleur a été moins forte et nous avons tous pu regarder un film : Le Chevalier Blanc.....
Il a ri et j'ai revu dans ses yeux l'étincelle d'autrefois....

Je me suis dit que nous étions sauvés... que nous étions sur la bonne voie....

Combien je me trompais....

Il est devenu peu à peu tyrannique, acariâtre... Il en voulait au monde entier... Tant qu'il incriminait l'univers, c'était à peine supportable, mais ça l'était. Et un beau jour, il m'en a voulu.....

Et un hiver, je me suis retrouvée seule dans la grande maison...  où je devais rester, pour qui ? Pour quoi ?

Et j'ai craqué... Alors, le Chevalier Blanc est venu de l'Océan, il a recollé les morceaux de ma vie tant bien que mal et m'a emportée avec lui, en l'espace de quelques mois dans le tourbillon de gaité et de musique du Pays Basque et j'ai accepté de le suivre. C'était lui ou la grande main tendue de Baron Samedi.......


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