Donibane

Legba

Legba...
C'est une prière de Noël à un Loa.
Ecoute les "Big Talking drums" dans le lointain. Le son des percussions chevauche forêts, rivières et océans.... Ecoute ce grondement syncopé qui se précise, s'amplifie et vient se lover au plus profond de ton être.
Point n'est besoin de poteau mitan, ni de la tête du coq qui roule dans la poussière.
L'heure est venue de rassembler en toi l'énergie des drums en une petite boule bien serrée, bien compacte. Petite balle de voeux et de prières et de l'adresser aux Loa.
Ezili La Grande, qui pleure souvent,
Erzulie Danto, la combative,
Erzulie Freda, jolie, jolie, qui se rit des sarcasmes et des plaisanteries obscènes de Baron Samedi à qui il ne faut surtout, surtout rien demander.
Alors, petite boule d'énergie, jaillit, roule.. aux pieds de legba qui transmettra tes voeux et tes prières..
A Erzulie et aux autres......
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White Christmas....

The House on the Moor has disappeared from the surface of the Earth. It happened almost a year ago, in a frozen twilight of the end of January 2006.
If I went there at night, I am sure I would see the ghost of the bedroom light shine like a lighthouse in the mist upstairs.
And downstairs on the right, there would be the halo of the kitchen light.
I know each pebble of the S-shaped driveway and I can see them shimmer in the moonlight.
The echo of bygone jazzy tunes and lost piano notes will be heard through the cold Christmas night.
My soul will be there on a freezing pilgrimage, together with the souls of the black dog and both cats.
I will be alone.
The sadness of this visit cannot be borne by any living thing.
It is my own.
When will the massive shadow of the House definitely fade away from my mind ?
When will the Flying Dutchman stop haunting my soul ?
I long for a white Christmas.........





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V


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Petit chat.

Je suis heureuse .
Je vais voir mon petit chat, mon joli petit chat, mon petit -fils.
Nous allons faire Noel avant l'heure, Thanksgiving...
Le vais décorer la maison, cuisiner... pour célébrer cette fête magnifique, pour Petit Chat. Nous allons sortir, partout, Saint Jean de Luz aura mis ses plus beaux atours de guirlandes et de lumière... l'Océan ourlera ses vagues du plus beau vert ou du plus beau gris pour Petit Chat.
Il y n'y a plus de Noëls depuis quelques années. Dispersés, éparpillés ici et là... Les Noëls crispés dans la sinistrose de la grande maison de Pauillac, quand chacun s'efforçait d'appeler la joie et la lumière au rendez-vous. La table présidée par le Masque silencieux, et les éclats de bonheurs qui crevaient en surface lorsque la place en bout de table était vide et que nous nous abandonnions à l'euphorie du réveillon. Cette chaise désespérément vide....
Autrefois,.. tiens c'est drôle de dire autrefois de ces années qui restent si présentes, c'était Noël au 25 avenue Thurel, autour de l'esprit fédérateur de Doudouce.
Doudouce, je pense à toi très fort.
Je voudrais avoir ton rayonnement, ta chaleur pour que mes petits enfants se souviennent... comme les tiens se souviennent et recherchent ton aura.

Est-ce cela l'immortalité ? TITRE_IMAGE

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And so what....


Sour, sweet, soothing poison,

Everlasting feeling of
Longing...

For what should have been
... and has never been.


Destiny, death and His mysterious ways

Everlasting feeling of
Sorrow

Through rushing seconds, minutes, days and more days, night after night,
Running away from my grasp.

Unknown future, time chain gang, ruthless sentence... for what crime ?

Can we ever let it be again, once more and let it be, let it stay as it is
Till the end of time ?


I can hardly believe it is all over

Our future together has been...

No way, no way, over my dead body, beyond the loss of my soul....


Today the lost mobile has delivered its last message to the air.............................................................................................................................

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VOTRE_TEXTE

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La bulle de savon.....

La bulle de savon, la jolie bulle... mouvante aux couleurs chatoyantes dans le soleil.

Les enfants te regardent, émerveillés.. monter... monter.... petite sphère iridescente....

Et tu éclates, tout d'un coup en une myriade de gouttelettes d'eau absorbées par le sol dans l'instant.

Les enfants recherchent en vain un rouge, un jaune, un indigo attardés.....

Le sol a tout absorbé et séché aussitôt.....

C'est comme l'écho de ta voix... Allo!.... Allo! Puis plus rien...

"Le numéro que vous demandez n'est plus attribué"

Le portable perdu chante encore son message... pour combien de temps encore....
Nous nous sommes connus le temps d'une bulle irisée....
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Encore le vent du sud......

Le ciel est gris sur la baie et l'océan d'émeraude est étale..... J'avais rêvé de la tempête..... Une colère océane magistrale... mais rien....

Pierrot le pêcheur, sur son banc, face à la mer, m'explique les us et coutumes d'Eole. -"Il n'y a pas de tempête ni de pluie avec le vent du sud, jamais..."

L'océan, il le connaît par coeur, il a tout pêché : le merlu, le thon, la sardine, l'anchois. J'imagine tout ce qui se cache derrière ses yeux malicieux. Des pêches inédites. Des parties de rigolade, des luttes contre les éléments déchaînés, de la joie, de la fatigue, des angoisses.... tout ce qu'il n'aura pas eu le temps de me raconter aujourd'hui.... Peut être un jour, nous sous assoirons autour d'un verre et il nous racontera.....

La promenade, le front de mer est si agréable. Les chiens sont partout, yorkshires minuscules et ébourriffés, beagles à l'oeil avisé, setters les oreilles au vent, et il y avait même cet après-midi un lévrier afghan irritable qui avait oublié son élégance l'espace d'un instant pour montrer les crocs et insulter une passante qui lui manifestait sa sympathie. "Interdit aux chiens" lit-on près des plages. Mais nos compagnons à quatre pattes ne savent pas lire, leurs maîtres non plus... et ce sont des courses effrénées dans le sable et le vent en dépit de tout. Vive le paradis des animaux.!!!!!!!

En rentrant à la maison, il y avait deux messages sur le répondeur, peut être téléportés par le vent du sud eux aussi.

Une ancienne amie de Saint Jean, de Londres.

Incohérence chaleureuse de ma vie outre manche.

Vent du Sud, Vent du Sud, Tournez girouettes...TITRE_IMAGE

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Le Vent du Sud.......

Les bourrasques du vent du sud me fouettent le visage.

La fièvre fait scintiller les cristaux du trottoir.

La salle d'attente du médecin craquait comme un vaisseau, de toute sa mâture.

On est mieux dehors et j'envie les tourbillons d'une mouette rieuse et égarée au dessus des toits.

Le sac de la pharmacie se gonfle comme un petit ballon grenat.

J'aime le vent du sud.

Un caniche ébourriffé et désarticulé traverse la rue, suivi de sa maîtresse, toutes voiles dehors.

Des ouvriers sont perchés sur leurs engins tels des oiseaux marins de jaune vêtus.

Jolie petite ville de Ciboure, laisse-toi courtiser par le Vent du Sud. Ce vent qui vient d'Espagne ou de plus loin encore, qui nous siffle aux oreilles, des nouvelles à la fois gaies et tristes, des menaces et des chansons.

Ce vent griot qui nous parle de ce qui a été et de ce qui sera, d'une seule et même voix.

Ce vent creuset qui mêle tout, qui embrouille et qui rend fou

bêtes et gens.

Le vent m'a appris, ou était-ce Julie, qu'il était parti, de l'autre côté de l'Océan.

Le vent m'a demandé si j'avais un message à lui confier, pour un morceau de mon âme, de l'autre côté de l'eau.

Je lui ai dit que non, je n'avais aucune missive pour sa folie et que celui dont j'attendais le retour, était si près que de toute façon, il n'aurait pas le temps de le lire avant d'arriver sur le seuil.
de la maison.

Alors le vent m'a répondu qu'il pourrait emporter dans son souffle, mon âme dans sa totalité.

au diable...


C'est sûr, le Vent du Sud en est capable.

Je ne lui dirai pas et il n'en saura rien.TITRE_IMAGE

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Je n'ai pas su......

Je n'ai pas su continuer......
Envers et contre tout...
J'avais l'énergie d'un fleuve, j'entraînais tout et tous à ma suite....j'avais le calme et la puissance des eaux du Mekong ou du Mississippi....

Un jour, ce fut la grande sécheresse, les berges du grand fleuve se sont dépeuplées et au fond de son lit, des cailloux.

Et alors ce fut l'incendie de la révolte.
Et j'ai brûlé ce que j'aimais le plus
J'ai détruit ce que j'avais construit.

Ce qui surgit de la terre brûlée, de la destruction, de l'apocalypse, c'est un gigantesque point d'interrogation, un goût d'inachevé, une envie animale de hurler à la mort.. et comme il n'y a aucune réponse au fond du ciel, dans le gris de l'océan, on finit comme un vieux chien, en rond sur sa couverture, à soupirer, la tête entre les pattes.



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Le sable du désert,

Coule entre mes doigts l'or brûlant

De mon âme

Défilent devant mes yeux les chapitres

Du livre au goût d'inachevé

Douce est la fraîcheur de l'oasis

Aux pieds du nomade

Dont l'oeil sans trêve
Scrute l'horizon

Rien n'est important

Tous les combats ont été menés
Et fuient les secondes
En milliers de grains,
Comme l'or brûlant du sable du désert.

Entre mes doigts.


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Mahalia

Aujourd'hui, c'est la voix de Mahalia .

Le tapis de velours Gospel.

Les ondes célestes s'élancent directement à l'assaut des ogives et arrivent à Dieu le Père.

Mahalia, apporte lui ma prière.

Dieu va pleurer lorsqu'il t'entendra.

Lorsqu'il t'entendra, il versera des torrents de larmes de compassion et ne pourra que se pencher sur la multitude de ses créatures.

Alors, le train de lumière de Satchmo emmenera tous les pécheurs du monde, les joueurs, les menteurs, les méchants, les gros, les maigres, les beaux, les laids, les noirs, les blancs, les homosexuels, toute la descendance d'Adam et Eve au grand complet, bêtes et gens même les habitants de Sodome et Gomorre, les crapules de tout poil..


Ta voix , Mahalia, dit qu'ils seront tous accueillis par les Justes.


Martin Luther King lui-même arrachera Hitler des flammes de l'enfer.

Toutes les incompréhensions seront levées, les vieilles rancunes oubliées.

Les amis perdus retrouvés. Mahalia, laisse-moi croire en tes alleluias
Les premiers seront les derniers..TITRE_IMAGE

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Le hurlement du loup

Je veux m'asseoir et hurler.

Là où je me trouve,

Hurler à la lune pleine comme le loTITRE_IMAGEup au fond des bois

Hurler au désert comme le coyote sur son promontoire,

Hurler à la ville comme le pauvre chien, la tête levée, auprès du carton de son maître.

Je veux hurler ma douleur jusqu'à la lune pleine,

Je veux hurler l'oubli de ce qui a été
Je veux hurler mon âme jusqu'à sa non existence.


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Là où passe la lumière

La silhouette de l'église se profile en haut de la colline et protège les maisons du village qui l'entoure, la grande rue commerçante comme une mère poule veille sur sa couvée. A sa droite, le parc , les balançoires qui déroutent les touts-petits de sa fraîcheur, tout contre son aile de brique, le petit groupe de défunts dont les stèles éparses dans l'herbe, témoignent et à ses pieds la vie.
Il existe une église dans un petit village de l'Essex où règne la présence de Dieu. L'autorité bienveillante du Révérend Patrick rassure et ce jour là, un enfant a été baptisé dans la lumière et dans la joie. Toutes les croyances, les nationalités étaient représentées dans cette église. Toutes les couleurs de peau, tous les âges. Toutes les couches de la société. Dieu était présent ce jour-là tant ses préceptes d'amour, de tolérance avaient été respectés.
TITRE_IMAGE Puis, dans la petite maison, ce fut la réunion des invités, des amis-soleils. Je tenait le bras de Poutou qui avait des chaussures rouges aux talons si hauts, si hauts qui lui donnaient la démarche délicate d'un oiseau des marais et son rire cristallin résonnait sur le chemin. Chaussures, parlons de chaussures. Certaines personnes avaient trahi la bride des leurs, histoire de marcher plus vite vers le lieu où tous étaient attendus.

Les conversations allaient bon train sur le chemin de la maison et les rires joyeux fusaient.
Ce jour-là, la petite demeure de brique était pimpante dans le soleil et les invités s'égayèrent dans le jardin. Les grands-parents d'Anthony étaient présents et dominaient la cérémonie de leurs fauteuils tutélaires. Je parle des grands-parents paternels d'Anthony. Sa grand-mère maternelle, présence bienveillante du jardin, bonne fée-soleil n'ayant pas encore acquis l'expérience qui lui permettrait d'occuper une chaise curule, voletait autour des petits et des grands, dispensant une bonne parole par-ci, volant une bribe de conversation par-là, tandis que son compagnon l'elfe de jardin, armé de son camescope volait les images à la pelle.
Zoom sur la fée Julie, la bonne fée, la Marraine qui parsemait la cuisine, la salle à manger et le jardin de ses étoiles magiques, une larme de sourire, un soupçon de mot gentil, une pincée de bisous à Anthony et surtout de la chaleur.....

Les deux autres bonnes fées Marraines de la réception n'étaient pas en reste, Paula, pétillante et Yessica, fée-soleil du Mexique.


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Enfants-soleils

Lalie-soleil, le bleu de l'horizon et la mer étale.

Nanou-soleil, la fraîcheur des frondaisons et la cabane du trappeur au bord du lac

Julie-soleil aux couleurs de la musique, aux couleurs du reggae,

Anthony, soleil, soleil, fils du soleil.....

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La voix de Jimini

Je déteste le conformisme et sa rigidité.
Agir pour rentrer dans un moule, dans le moule...
Je hais les tailleurs, les coupes et mises en pli coiffeur, les sacs Hermès, les imperméables burberry et les écharpes assorties, au diable les coordonnés.
Le crème, le beige et le marron m'insupportent dans leur fadeur. Dans la gamme lugubre, je préfère le noir obscur, ou plus modéré, le gris souris ou le blanc lumineux aux deux visages.

En règle générale, vive les doux pastels et toutes les couleurs éclatantes de l'Arc-en-Ciel avec une tendresse spéciale pour l'Indigo.

Et par dessus tout me hérisse la question existentielle sans laquelle rien ne fonctionne : mais que vont penser les Dupont- Duchnock ?


Je préfère de beaucoup l'opinion de Jimini le cricket, perché en permanence sur mon épaule, comme sur celle de Pinocchio.

Mais Jimini est intransigeant et rarement satisfait.
Je suis en paix quand Jimini me dit comme disent les Gahs à Accra "Obomode !" "Tu as essayé !"


Le problème est qu'il faut que je retrouve la force de vouloir "essayer".TITRE_IMAGE

VOTRE_TEXTE

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9 août ou Nagasaki

Mon double est enterré sur la lande.
Parmi les pieds de vigne du Médoc
Sous quelques graviers, débris de la maison détruite.
Ci-gît une entité admirable, constructive mais ravagée de chagrin et de solitude.
Entre les pieds de vignes reste un éclat de miroir,
Que son sourire avait planté, sous d'autres cieux, dans son coeur.
Il y a vingt ans déjà.

Luit, scintille petit éclat, sous le soleil, entre les pieds de vigne.
Minuscule éternité de lumière.
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